LA PASSE DE PELLESTRINA

Christian Menu

À SUIVRE LA VOIE OBLIQUE DU LABYRINTHE.

Je crois aux évènements et aux conjectures. Aux plis et replis. Aux lignes et aux traces. Aux plans et aux vides. Aux disjonctions. Aux passages, aux couloirs, aux cols, aux détroits, aux ports, aux chenaux. Aux récurrences. Je crois à l’indivisible et à la dualité quantique. Celle de l’indéfinissable centre des choses. Je dessine altération, réitération, prolifération et inconstance, espérant fendre l’unité de l’insécable. Je trace la ligne de fuite. J’aligne les pylônes soutenant le monde. Les multiplie. Une forêt et sa canopée. Une forêt de fûts de métal mêlés aux fûts de bois de chêne. S’insinuer. Et traverser.  
Le visiteur, en quête d’un accès à un parcours imaginaire, gravit une volée. Aboutit à une première terrasse. Puis une deuxième un peu plus haute. Jusqu’à atteindre la ligne de toiture par un enchevêtrement d’emmarchements et de rampes.
De la rue Neuve aux jardins intérieurs en terrasse. Des jardins aux salles d’exposition. Le visiteur empruntant les escaliers, les rampes de verre et les coursives de métal, atteint le sommet du bâtiment selon un parcours décalé de palier en palier.

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